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Les deux chevaux de Genghis Khan possède une intrigue simple – Urna, une chanteuse de la Mongolie intérieure, se rend en Mongolie extérieure pour exécuter la dernière volonté de sa grand-mère : retrouver les paroles d’une vieille chanson portant le titre du film. Mais ce documentaire narratif révèle bien des facettes : interrogation mélancolique sur la perte de son identité face aux remous historiques, hommage paisible à la sagesse des anciens, inquiétude face à une “modernisation” qui ne se préoccupe guère de ses conséquences… Mais au fil des images mon regard a été surtout capté par des petits détails : le silence d’Urna lorsqu’elle attend patiemment la réponse d’une ancienne à ses questions, son large sourire qui ne cesse d’illuminer son visage et l’humilité qui s’attache à chacun de ses pas, le thé qu’on sert invariablement aux visiteurs, les excuses qu’un luthier présente à la nature au moment de couper un sapin… Des petits gestes d’une simplicité confondante, mais qui traduisent autant de valeurs et d’attitudes qui sont devenues moins évidentes de ce côté-ci du monde : le respect, la chaleur et la simplicité. Le film nous rappelle, avec grâce et modestie, que la beauté est loin d’être uniforme : sublime dans un paysage de colines mongoles, discret dans le sourire d’une jeune femme et poignant dans les notes d’un chant ancestral.

En attendant de nouvelles notes sur le théâtre, je vous invite donc à découvrir ce film et la voix envoutante de la chanteuse Urna Chahar Tugchi, étrangement douce et puissante à la fois.

 

Un article du National Geographic sur le film

Une chanson d’Urna (Youtube)

Une autre chanson d’Urna (Spotify)

 

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